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Marie à Iquitos

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5 septembre 2009

(Chili 7) Les villes du nord

La partie « nature » du voyage est derrière nous. Ces derniers jours, nous enchaînons les villes. Arica, Tacna, Antofagasta. Les deux premières sont voisines, l’une côté Chili, l’autre côté Pérou (encore des tampons du Pérou sur mon passeport !) Les deux jours passés dans l’une et dans l’autre sont très tranquilles. On flâne.

DSC08741Arica est une ville balnéaire, avec sa grande plage, ses rouleaux (paraît-il. Pas trouvé…), ses gros hôtels, et son printemps éternel (on tombe la polaire !) C’est dimanche, et les habitants défilent : armée, mais aussi écoles et clubs de danse. Les parents suivent et mitraillent leur progéniture avec appareils photo et caméras. A midi, on déjeune de fruits de mer sur le port, et l’après-midi, on grimpe (ok, en taxi) au sommet del moro, gros rocher qui surplombe la ville et l’océan. On y passe un moment, à observer d’en haut l’activité d’Arica. Tacna n’est pas très loin, on y passe la journée du lendemain. L’activité est similaire. C’est juste un peu plus bordélique ! Pas de défilé sur la place centrale, mais un concours de fanfares !

L’étape à Antofagasta est une étape un peu obligée : nous avons prévu de redescendre à Valparaiso, et d’Arica, c’est 30h de bus… On a donc coupé la poire en deux et trouvé un vol pas cher depuis Antofagasta, à (seulement !) 10h de bus d’Arica. Du coup, on se retrouve bien obligé d’y passer la journée. Les guides ne vendent pas franchement la ville, voire la déconseillent. Rien à voir, paraît-il. Pourtant, nous sommes agréablement surpris : Antofagasta est la deuxième ville du Chili, et à des airs de ville européenne moyenne. Une rue commerçante piétonne, quelques bâtiments historiques sur le front de mer, un port animé où l’on déguste (encore !) des fruits de mer sur le comptoir d’un boui-boui animé. On n’y passerait pas toutes nos vacances, mais l’étape n’est pas désagréable !



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Tout ça nous mène à notre dernière destination avant le retour en France : Valparaiso. Gros coup de cœur. La ville est colorée, l’ambiance tranquille. Sur les murs, au détour de chaque coin de rue ou presque, de grandes fresques. Notre rythme est ralenti, on se perd (littéralement) dans les rues. De toutes les villes que j’ai pu parcourir ces 6 derniers mois, je sens que c’est ici que je serais capable de rester... Il y a un air de San Francisco : les maisons colorées accrochées a flanc de colline, la vue sur la baie...

 

C’est ici que s’achève le voyage ! Nous sommes a présent revenu a Santiago, où nous avons passe la nuit (et fêté l’anniversaire d’Agathe !) Et notre avion décolle dans quelques heures...

 

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30 août 2009

(Chili 6) Les grands espaces

DSC08583De retour des parcs de l’Altiplano chilien… Un joli tour, une bonne ambiance dans la voiture (que l’on partage avec un guide et un couple italo-russe vivant à Londres), le ciel tout bleu, et des paysages magnifiques.

Sur ces deux jours, nous sommes passés de grandes plaines à la végétation basse et sèche (l’altitude…), en cratères aux formations rocheuses étranges, en lacs peuplés de flamands roses, et en déserts de sel. Un paysage riche encadré par des volcans massifs, le plus haut, le Parinacota, s’élevant à près de 6800 mètres.

Au détour des sentiers, des troupeaux de vigognes, lamas et alpagas, des vols de flamands roses, et, par chance, quelques émeus. Au début, arrêts obligés pour photographier les vigognes. En quelques heures, nous sommes presque blasés : on en a bien croisé quelques centaines.


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Et tout ça nous appartient : nous sommes tout seul. Pas d’autres touristes en vue. Rien à voir avec San Pedro de Atacama, véritable usine à touristes par rapport à ce que nous avons vu ces deux jours. Et ça change beaucoup de choses… C’est tout de même impressionnant de se retrouver seul devant ces grandes étendues… Et on prend notre temps, on n’est pas pressé. On marche (un peu…), on s’arrête, on observe. En fin d’après-midi, le premier jour, nous sommes tout seul à profiter des eaux chaudes et turquoise des bains thermaux. Avec vue sur les montagnes au soleil couchant, svp…


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Seule ombre au tableau, le balai incessant des camions sur les sentiers. Ils font tous l’aller-retour vers Arica, et transportent les minerais extraits du Salar de Surire (un autre désert de sel…) Rien d’exceptionnel. On dirait qu’ici, chaque espace protégé a son industrie. Le pétrole dans la Réserve Pacaya-Samiria, le cuivre dans la Réserve Pan de Azúcar (près de Caldera). Tout ça n’est pas sans générer quelques impacts gênants pour la conservation, évidemment.

Ce soir, nous sommes de retour à Arica, dans un petit hôtel tenu par un Français. Le programme des prochains jours n’est pas fixé. On envisage éventuellement un petit tour par Tacna… au Pérou !

27 août 2009

(Chili 5) Les lagunes

Paysages exceptionnels mardi. La même agence que celle qui nous avait déjà baladé jusqu’aux geysers nous a menés dans un premier temps au Salar de l’Atacama. C’est très différent d’Uyuni : pas de grande étendue blanche, mais un paysage assez inhospitalier également, qui ressemble étrangement à un champ labouré, mais fait de pierres et de minéraux. C’est l’effet de l’eau des Andes, qui arrive chargée de minéraux et s’évapore, laissant derrière elle ce drôle de paysage. On y assiste également à quelques vols de flamands roses…


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Mais le clou de la journée, ce sont les lagunes, à 4000 mètres d’altitude et une bonne centaine de kilomètres de San Pedro. Nous sommes chanceux : il n’y a pratiquement pas de vent, et la lagune est un miroir parfait des volcans enneigés qui l’entourent. On passe plusieurs heures dans les environs. Le déjeuner face à la lagune bleue foncée passe plutôt bien… C’est même assez spectaculaire ! Difficile de croire que les volcans face à nous culminent à près de 6000 mètres… Pas de malade cette fois-ci, Agathe et Gautier est récupéré. On ne fait pas non plus les malins et notre rythme de marche est assez lent…


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Hier, il a fallu récupérer un peu des derniers jours. On en a pris plein les yeux, mais on n’a pas beaucoup dormi… Du coup on flâne dans San Pedro et, en fin de journée, on marche jusqu’à des ruines à l’extérieur de la ville.

Dans la soirée, on a quitté l’Atacama. Un bus de nuit nous emmène jusqu’à Arica, en bord de mer… et à la frontière péruvienne ! A l’arrivée, ce matin, on ne tarde pas. On a en tête de visiter les parcs naturels de l’altiplano chilien, du côté de la frontière bolivienne. On prend donc directement un bus pour le village de Putre, perdu dans la montagne, histoire de rester en altitude. Surprise : ça n’a rien à voir avec San Pedro. Pas d’ambiance Disney, pas de touriste à chaque coin de rue. On est pratiquement seul… A notre arrivée, on s’est occupé de réserver un tour dans les parcs avec une agence. On part demain matin pour 2 jours, avec 2 autres touristes simplement. En attendant, repos à Putre (l’ambiance s’y prête plutôt bien). De toute façon, on n’a pas les moyens de faire beaucoup plus… Ah, oui, mauvaise surprise à notre arrivée : il n’y a aucun moyen de tirer d’argent ici ! On a juste assez pour tenir… (et encore, c’est parce que l’agence a bien voulu qu’on paie le tour à la fin, au retour à Arica !) Les deuc jours à venir s’annoncent très très sympathiques…

24 août 2009

(Chili 4) Le désert

Nous avons quitté la région de Caldera et ses grandes plages désertes sous la brume pour une région autrement plus investie par les touristes : le désert de l’Atacama. Ici, c’est sûr, les paysages ne nous appartiennent pas… mais on en prend plein les yeux.

Nous sommes arrivés hier matin à San Pedro de Atacama. Les guides de voyage vendent la ville comme une petite ville pleine de charme… C’est sûr, c’est très tranquille, le ciel est limpide, le désert, ses dunes et ses canyons tout près, mais la ville me semble un peu faite de carton-pâte. On ne s’est probablement pas assez éloigné du centre (cela dit, la ville est toute petite), mais elle ne me semble habitée que par des occidentaux de passage. Il y a un petit côté Disneyland.

DSC08327La visite des alentours se fait avec des agences. On peut toujours louer sa voiture, mais la route est franchement casse-gueule… Hier soir, fin d’après-midi et coucher de soleil dans la Valle de la Muerte et la Valle de la Luna. Nous sommes à 50 km de la frontière bolivienne et du Sud-Lipez, exactement là où j’étais il y a deux mois de ça, et pourtant, les paysages ont changé. C’est toujours le désert, mais taillé par des canyons et d’immenses dunes de sable. Au coucher de soleil, le tout prend une teinte orange magnifique.

Ce matin à nouveau, nous suivons un guide un peu plus loin au nord (et encore plus près de la frontière bolivienne), voir les Geysers du Tatio. Les geysers (des fumerolles plus exactement) sont particulièrement actifs lorsque les températures sont négatives. Du coup, nous sommes partis aux aurores, pour être sur le site vers 5h30 du matin, avant le lever du soleil. Il fait -15°, on est à 4300 mètres d’altitude… Dur ! Mais joli spectacle. Et le lever du soleil sur les geysers, magnifique. On pousse ensuite jusqu’à une rivière où se déverse l’eau des geysers. J’ai mon maillot de bain sous mes 6 couches de pulls, mais finalement, je me dégonfle et je me contente d’admirer le paysage !


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Sur la route du retour pour San Pedro, divers arrêts. Balade au bord d’une rivière bordée de cactus, pause photo quand des vigognes (sorte de lamas) traversent la route… A ce moment là, j’ai perdu Agathe et Gautier quelque part au fond du minibus, la première parce qu’elle traîne une méchante crève, le deuxième parce qu’il a du mal avec l’altitude. Demain, on remet ça avec un dernier tour vers les lacs, et qui devrait durer toute la journée cette fois (et toujours à plus de 4000 mètres). J’espère récupérer mes deux compagnons de voyage ! 

22 août 2009

(Chili 3) La plage

DSC08249Nous poursuivons le voyage au nord. Hier soir, courte nuit dans le bus, et arrivée au petit matin à Caldera, petite ville au bord du Pacifique. Ambiance : station balnéaire hors saison. Nous sommes seuls, pas d’autres touristes en vue, il fait un peu frisquet, et la plupart des restaurants sur la plage sont fermés. En été, les lieux sont bondés, de touristes chiliens principalement. En ce moment, l’endroit est totalement déserté. L’étape, sur la route vers le nord du Chili, est pourtant agréable. On se balade sur les plages alentours.

D’abord au bord d’une plage aux formations rocheuses étranges (certaines pierres semblent peintes), où l’océan est un peu déchaîné (ambiance d’hiver breton), puis au bord d’une plage paradisiaque : eau turquoise, sable blanc… Sauf qu’il fait 10° et tout gris. On se balade donc en polaire et chaussures de marches, le contraste est amusant ! On prend la température des lieux, tranquillement : balade à un rythme tranquille, paresse dans les cafés, autour d’un chocolat chaud… L’été semble bien loin !


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Gautier se les pèle sur la plage paradisiaque...

 

Demain, on poursuit la visite des lieux au parc national Pan de Azúcar, avant de poursuivre, toujours plus au nord, vers l’Atacama.

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21 août 2009

(Chili 2) La terre du Pisco

DSC08202Hier, je me suis réveillée sans papiers… Vent de panique : je me rends compte que mon passeport est resté dans le bus Santiago-La Serena, où il a continué à voyager sans moi jusqu’à la frontière péruvienne… Par un coup de chance incroyable, on m’annonce au bureau de Turbus que mon passeport est sur le chemin du retour pour La Serena, et sur le point d’arriver. Gros coup de bol. Je promets que je ferai un peu plus gaffe à mes affaires pour la suite !

Le passeport récupéré, nous avons pris la voiture pour la Valle Del Elqui. Nous laissons l’océan derrière nous et rentrons dans les terres, où se côtoient palmiers, vignes, cactus et monts enneigés. Drôle de paysage ! Le ciel est dégagé, presque complètement épuré de ses nuages. La qualité du ciel vaut d’ailleurs à la région d’être un endroit privilégié des observatoires astronomiques. En soirée, nous grimpons donc à l’observatoire Mamalluca, d’où nous regarderons les étoiles. Le ciel est magnifique. Un ciel étoilé comme probablement je n’avais encore jamais vu.

Le reste de notre séjour dans la vallée se partage en découverte de petits villages, pauses sur le bord de la route pour admirer le paysage, et visite d’une fabrique de pisco, boisson à base de raisin distillé, l’alcool national, fabriqué dans la région (et gros sujet de discorde avec le Pérou pour savoir qui des deux pays l’a inventé). On a un peu l’impression d’être les seuls touristes, c’est très très tranquille, et très agréable.


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De grandes toiles de plastique protègent les vignes du vent
 

19 août 2009

(Chili 1) L'hiver!

6 mois dans la selva se sont achevés… 6 mois d’été et de chaleur tropicale. Or ici, au nord du Chili, c’est le plein hiver. Il fait froid et il tombe par intermittence une petite bruine bien fraiche. On empile les polaires du coup… Pour l’instant, c’est dur ! Mais je ne désespère pas de m’habituer. Surtout que plus on va remonter, plus ça va se rafraîchir…

La Serena est une ville moyenne du Chili, notre première étape. J’y ai retrouvé la vie à l’occidentale : supermarchés géants, trottoirs pavés, boutiques de fringues, musique pop-rock. Je me sens presque comme à la maison ! Par rapport au Pérou en tout cas, ça n’a pas grand-chose à voir.

Pas de chance, La Serena est réputée pour son climat sec… et depuis 2 jours, il fait gris et il pleut. A notre arrivée, nous sommes directement allés nous balader sur la plage. En face, le Pacifique. La plage est déserte (c’est l’hiver j’ai dit). Bars et restos de bord de mer témoignent que l’endroit doit être fort animé l’été. En ce moment, tout est fermé et nous sommes seuls. On se croirait presque en Normandie, face à la Manche. Les montagnes qui plongent dans l’océan (et les cadavres de phoques sur la plage) en plus !

Pour notre deuxième jour, parce qu’on allait pas non plus rester enfermés, on a bravé la pluie (bon, d’accord, la bruine) et le froid et on est allé se promener au parc national Fray Jorge, à une heure et demi de La Serena. La végétation est sèche, couleur gris-vert. L’endroit est réputé pour changer brutalement et passer des cactus à une végétation humide et luxuriante en quelques mètres. Humide certes. Luxuriante, on cherche encore. La balade nous prend l’après-midi, et ça grimpe sévère (clin d’œil aux Levivier : imaginez Agathe et ses sacs sur 500 mètres de dénivelé). Dur, dur après 6 mois de motocarros et de régime banane plantain. En haut, le panorama est tout de même fort sympathique : falaises et Pacifique…

 

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17 août 2009

Adios Selva!

Toute bonne chose à une fin... Et ces 6 mois à Iquitos sont finalement passés, et à une vitesse hallucinante!
Hier, samedi matin, Audrey, Marion et moi avons quitté la jungle amazonienne, ses moustiques, ses tragos, son rythme tranquille et son soleil, pour l'hiver limeño. Ces derniers jours au Pérou ont été animés: anniversaires, soirées de despedida sur le bateau, cumbia. Et une dernière journée à la plage (oui oui!) Avec l'hiver, l'Amazone et ses affluents ont entamé leur decrue, et les plages commencent à apparaître. Vendredi donc, volley sur les bords du fleuve Nanay et coucher de soleil sur la jungle... On aurait difficilement pu faire mieux!
Le départ n'a pas été facile... C'est qu'en six mois, on a justement eu le temps de se faire un bon groupe d'amis franco-cubano-péruviens, à qui il a fallu dire au revoir. Dur!
Mais pour moi le voyage n'est pas fini! Je poste ce petit message depuis la Serena, au nord du Chili, où j'ai retrouvé Agathe et Gautier pas plus tard que cet après-midi. Me revoilà donc sur les routes de l'Amérique Latine, pour 3 semaines encore...

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30 juillet 2009

La vie est dure...

Le voyage touche à sa fin ! Pas question de se laisser abattre : on profite de nos dernières semaines comme il faut. Cette semaine, ma charge de travail est assez limitée en plus : 2 jours fériés, et la moitié du Pérou qui semble s’être pris une semaine de vacances… Il y a une chouette ambiance. Pas de défilé pour la fête nationale par contre. Ils ont été annulés dans tous le pays pour cause de grippe porcine… Étrange tout de même.

Pour nous, les fiestas patrias sont l’occasion d’aller paresser sur la terrasse du Frio y Fuego, ce bar flottant dont j’ai déjà parlé… Au coucher de soleil cette fois-ci. Le spectacle est magique ! Cocktail et piscine sous les étoiles… La vie est dure dans la jungle amazonienne…


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24 juillet 2009

Juillet à Iquitos

Je sens que je suis un peu avare en nouvelles… C’est que ces dernières semaines ont été plutôt tranquilles. En vrac, voilà un petit aperçu du mois de juillet :

Fin juin, je retourne à Zungaro Cocha avec mes amis péruviens. Je constate que nous sommes passés à « l’heure d’été » : le niveau du fleuve a bien baissé depuis la dernière fois (nous étions déjà venus juste avant mon départ en voyage). Au programme, pirogue sur le fleuve, sieste et coups de soleil. Tranquille.

Juillet c’est aussi le mois des fêtes nationales. On démarre le 4 juillet, par l’Independance Day. Brooks organise un barbecue chez lui pour l’occasion. 14 juillet, c’est à notre tour. On passe la soirée à l’Alliance Française. Ambiance restriction budgétaire : le buffet se compose de chips et de bière ! (allez, on a vu passer une tarte aux pommes aussi) Quand mes copines éparpillées dans les capitales des 4 coins du monde (Jordanie, Tanzanie…) évoquent leurs soirées champagne-DJ-petits fours dans leurs ambassades respectives, forcément je suis un peu jalouse :)  Et oui, c’est ça d’être dans la cambrousse ! Allez, je vais pas me plaindre, qui a déjà passé son 14 juillet au cœur de la forêt Amazonienne ?? Enfin, la semaine prochaine, ce sont les Péruviens qui fêtent leur indépendance. Malins, le 28 ET le 29 sont fériés !

Début juillet, enfin, j’ai encore élargi mes connaissances des environs. On est allé se balader à Padre Isla, à une heure de « peké » d’Iquitos. Nous avons passé la journée à arpenter les sentiers de l’île, passant de petits villages en plantations de bananiers. Les habitants s’étonnent de notre présence. Nous sommes très près d’Iquitos, et pourtant aucun touriste ne pousse jusqu’ici. Rien n’est prévu pour nous en effet (pas de resto ou de plage), et pourtant c’est magnifique.


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Et sinon, toujours mon stage. Je me suis lancée dans la rédaction d’un rapport destiné à la SPDA (et exclusivement rédigé en espagnol, évidemment), je file un coup de main pour la réalisation du site internet de la Réserve, je m’occupe de la réalisation d’un timbre à l’effigie de Pacaya Samiria… Des tas de petites choses, qui me laissent également le temps de prévoir mon prochain voyage : 2-3 semaines au Chili, à partir du 15 août, avec Agathe et Gautier :)

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